Ennéagramme et Voyage digest

Magie du voyage quand il nous invite à retrouver notre regard d’enfant, à nous faire voir l’Homme ou les populations différemment, à nous replonger dans le passé, à ressentir l’énergie d’un lieu. Magique est-il quand il stimule notre créativité, élargit l’esprit, le regard, le cœur et nous fait jouer de tous les registres de notre être.
Cette magie fut vécue ce samedi 17 février 2018 à Bruxelles grâce au talent de Sophie Fétu et Benoît de Bellefroid. Elle est rapportée dans les quelques lignes ci-dessous :

Qu’il est beau ce voyage quand, à l’image de l’enfant que je fus, il me surprend à chaque instant et m’invite à contempler, à mon rythme et en silence, cette merveille qu’est le monde ! Retrouver ce regard d’enfant pour qui tout est merveilleux. Et si certaines réalités sont tristes ou affreuses, transcender la laideur !
Qu’il est beau celui qui me fait rencontrer l’Homme sachant gérer les conflits par l’accueil et m’apprend à découvrir le rapport différent à la vie de ceux qui chaque jour luttent pour leur survie !
Qu’il est beau cet Homme perçu comme menaçant et qui, bien au contraire, m’offre sa générosité ! Sa rencontre me bouleverse.
Ne sont-elles pas étonnantes ces populations qui, sans désirer tout autre mode de vie, se satisfont de leurs rituels, de leur accueil, de leur culture ?
Quel saut dans le passé que celui de se retrouver au contact d’une population et d’entendre dire « Si la Nouvelle est Bonne, alors nous pouvons échanger » …
Ah ces lieux sacrés, porteurs d’une énergie mystérieuse… Qu’ont voulu nous transmettre ceux qui nous ont légué ces constructions ? En tout cas, ressentir l’énergie du lieu, m’envelopper de cette émotion qui monte, m’ajuster aux coutumes : Là sont les clés d’une communion dont j’ai besoin !
Beauté du voyage quand il nous interroge : Ai-je tant besoin d’accumuler du savoir ? Ne puis-je pas voyager moins loin pour renouer avec mes racines et ainsi mieux comprendre le monde ? Ne vais-je pas risquer l’engourdissement en me limitant à observer le mouvement du monde ? La grande souffrance des peuples opprimés ou violentés ne calme-t-elle mon ego ?
Combien précieux est le voyage quand, vécu en groupe, l’ensemble des regards sur l’événement élargit mon propre regard.
Précieux quand retrouvant le lien avec la nature, je partage mon émotion afin de ne pas demeurer dans la simple sensorialité.
Précieux encore lorsque je découvre qu’en pensant à ce qu’il pourrait être, j’augmente mes attentes et nourris ma frustration.
Précieux quand j’entrevois combien les liens avec des personnes différentes stimulent ma créativité.
« Si j’ai trop, je ne suis pas davantage. Si quelque chose me manque, je ne suis pas moins ! » disait l’un d’entre nous.
Alors oui, le voyage, c’est aussi la simplicité, c’est trouver la beauté dans la rue, c’est être au contact, grâce à la méditation, de son intériorité. Avec la méditation, chaque jour est un voyage ! M’apercevoir que les plus grandes choses se vivent à l’intérieur. Rechercher l’éden perdu jusqu’à le trouver en moi !
Quelle transformation pour celui qui vit l’éblouissement et sent une force qui le dépasse ou découvre que l’invisible se cache derrière ce qui s’observe ! Est-il plus beau voyage que celui qui nous fait aller vers un plus grand amour de soi et des autres ?
Le voyage est une non-routine : Vivre autre chose qu’hier. Quant à demain, il sera encore autre chose !

Pierre Angotti
Compiègne, le 22 février 2018
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